
Résumé :
Dix ans après, Suzanne se point comme une fleur, embrasse sa sœur Zia, la jette dans son fauteuil, embarque quelques fringues, roule à toute allure dans le parc du Centre jusqu’à sa voiture où elle harnache Zia sur le siège avant, replie l’engin, démarre et dit : « Ma soeurette, on va voir du pays ».
La fantôme de la fille en jaune plane sur l’itinéraire des deux sœurs lancées sur ses traces.
Qui était Zora Korps, celle dont tout le monde a parlé au cours des semaines qui suivirent le drame ?
Pour Suzanne, le découvrir devient une obsession.
Pour Zia, c’est une énigme.
Au sujet de Suzanne, le docteur Harold Saw écrira :
« j’aurais pu dire pour son compte qu’on pourrait bien chercher un peu plus loin, sous les coupables faciles. Dire que la violence et l’horreur ne viennent jamais de nulle part. Dire que leurs crimes hantent nos cités troubles et qu’il ne suffit plus de leur lapidation pour les rétablir, les conforter, nos brillantes cités. Elles se fissurent, peu à peu, et nous sommes des sourds et des aveugles assoiffés de leur sang, sans chiens ni cannes, tendus et raides, droits dans nos bottes au bord des précipices, incapables de nous regarder en face, de nous sonder, de retourner la fange de nos ignominies, de nos pensées violentes ».
Mon avis :
Percutant !
C’est incroyable la façon dont nous sombrons avec les personnages dans un quotidien torturé, dans la vie de cette femme qui l’ignore et la compose à sa convenance, perdant le sens des réalités en tentant de la vivre.
L’écriture saccadé sert admirablement cette obsession dans laquelle se perd Suzanne : la narration est entrecoupée, haletante, révélatrice de l’obsession de Suzanne. Incroyable de réalisme, la confrontation des personnages, leurs tentatives pour coexister, se comprendre, comprendre leur vie. Comment parler d’un sujet tabou (que je ne révèlerai pas pour garder tout le plaisir au lecteur) sans en parler ? Comment faire son deuil quand on refuse de le porter ?
Un roman noir, très noir, complexe, dont on sort étourdi et déstabilisé. Mais un roman qu’il ne faut absolument pas raté, parole de moi.
janvier 30th, 2012 at 14:23
itw de l’auteure à venir : avez-vous des questions à lui poser que je lui transmettrai!
janvier 30th, 2012 at 18:25
hum ce qu’elle mange au petit dejeuner ?
Probleme gastriques ? les soos vetements preferes ?
je continues ….^^
janvier 31st, 2012 at 12:07
je pensais à quelque chose de productif vois-tu!
janvier 31st, 2012 at 14:06
ahhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhh, bonnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnn
février 8th, 2012 at 08:30
[...] info, retrouvez la chronique de Recluses : http://www.unwalkers.com/recluse-de-severine-chevalier-editions-ecorce-percutant-derangeant-genial/ Posted in CaCo ou la touche feminine indispensable a la santé mentale des autres, Entretien [...]